L’Alice in Underland de Tim Burton.

9 Avr

Je suis allée, parée de mes lunettes 3D, voir « Alice au Pays des Merveilles » de Tim Burton.

Le projet, les acteurs:

L' »Alice » de Tim Burton est un patchwork des deux livres de Lewis Carroll, que sont « Alice au Pays des Merveilles » (1865) et « De l’autre côté du Miroir » (1872), une relecture réalisée dans le respect de l’auteur. Tim Burton y rassemble bien entendu ses complices, Johnny Depp, dans le rôle du Chapelier Fou et Helena Bonham Carter, dans le rôle de la Reine Rouge, qui a pris la grosse tête. Dans le rôle d’Alice, on retrouve la jeune actrice australienne, Mia Wasikowska, qui passe avec une facilité déconcertante de la petite fille, à la femme mûre.

Le film:

Alice n’est plus une enfant, Alice est une adolescente de 19 ans, en passe de devenir une adulte. Elle doit se marier, mais ne sait pas trop où elle en est, qui elle est. Et voilà qu’apparaît le fameux lapin blanc, muni de sa montre, toujours en retard. Et Alice de courir après lui, et de tomber, à nouveau, dans le terrier, qui va l’amener à Wonderland… ou plutôt à Underland

Underland, un monde fait de personnages tous plus étranges et anticonformistes, les uns que les autres, du Lapin Blanc, en passant par le Chapelier Fou ou la Reine Blanche. Un monde, dans lequel Alice ne va avoir de cesse de changer de taille, afin d’accomplir sa destinée, toute écrite par l’Oraculum: mettre un terme au règne tyrannique de la Reine Rouge, qui ne pense qu’à couper des têtes, en tuant le Jabberwocky, lors du jour Frabieux.

« Alice in Wonderland » c’est l’histoire d’une quête d’identité, annoncée par Absolem, la chenille philosophe, ici, figure paternelle, avec son insistant « Qui es-tu Alice?« . Une Alice qui ne trouve pas sa place dans la société adulte qui l’entoure, et qui grâce à l’Underland dont elle n’a plus souvenir de son enfance, et qu’elle va redécouvrir, va se questionner sur elle-même, renier sa peur et prendre son destin en main.

Stop! Je n’en dis pas plus, j’en ai déjà trop dit!

La technique 3D:

Premier essai à la 3D pour Tim Burton, ce film est un combiné de réel et de virtuel. En effet, Tim Burton ne voulait pas perdre l’interaction avec les acteurs, et le jeu entre eux, en les retouchant filmés en motion capture. Ainsi, certains personnages sont réels, filmés dans leurs costumes respectifs (Alice, le Chapelier, les deux reines), sur fond vert, grâce à Dalsa, un système de caméra numérique haute définition à 4000 lignes de résolutions, qui a permis de conserver ce jeu des acteurs. Puis, ils sont intégrés aux décors virtuels, créés par Sony Pictures Imageworks, orchestrés par Ken Ralston.

Les décors sont vraiment somptueux, Tim Burton nous plonge dans un monde onirique foisonnant à souhait, le relief accentué par la 3D.  Et que dire des costumes!! Ils sont magnifiques!

Du côté des critiques:

Du côté du box-office, Alice n’a pas de soucis à se faire. Les critiques sont en général élogieuses et le public est au rendez-vous.

A ceux qui prétendent que le scénario de Linda Wollverton est trop sage, qu’il manque la noirceur des films burtoniens, que penser, par exemple, du sourire insolent, de l’animal très intelligent qu’est le Chat de Cheshire, ne met-il pas mal à l’aise? et des crises de dédoublement de personnalité du Chapelier Fou, teinté de spleen, qui change de couleur comme d’humeur?

La réponse de Tim Burton à ses critiques: «On m’a reproché toute ma vie d’être différent et maintenant, on m’en veut en prétendant que je suis rentré dans le moule!»

Pour aller plus loin:

Voici deux publications que je vous conseille vivement, et deux expositions si vous souhaitez en apprendre plus sur le film:

– « Alice au Pays des Merveilles, Artbook », Mark Salisbury: le livre comprend les secrets du film, de la postproduction aux plateaux  de tournages, incluant le portrait des personnages, la présentation des acteurs, le tout illustré de très belles images, présentants les images du décor et les détails des costumes. 29,90 euros, aux éditions Chêne.

– « Casemate Hors Série Ciné, Tim Burton, Alice au Pays des Merveilles »: la revue propose des interviews de Tim burton et des principaux acteurs, ainsi que la vison de 35 auteurs de BD de l’univers d’Alice. 6,95 euros, chez votre marchand de journaux.

Du 4 mars au 17 avril, la Galerie Arludik à Paris, expose des dessins et peintures originales de production du film « Alice au Pays des Merveilles » par Kei Acedera et Bobby Chiu, artistes sélectionnés par Tim Burton, pour définir l’univers graphique de son film. Plus d’infos ici.

Depuis le 22 novembre 2009 et jusqu’au 26 avril, le Museum of Modern Art (MoMA) de New-York propose une exposition sur l’oeuvre de Tim Burton, où l’on peut découvrir les premières ébauches du travail concernant « Alice au Pays des Merveilles ». Par ici.

Le site Disney du film, plein de goodies, par ici.

Un film à aller voir de toute urgence, si ce n’est déjà fait, et en 3D si possible.

Et vous, qu’en avez-vous pensé, de l’Alice de Tim Burton?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Une Réponse to “L’Alice in Underland de Tim Burton.”

  1. Nathusminus 09/04/2010 à 15:00 #

    haha, alice…
    Le graphisme du film, les décors, les personnages osnt magnifiques mais je reste un peu sur ma fin, l’histoire ne m’a pas plus emballée que ça. Je préfère le beau Sleepy Hollow de Tim Burton🙂
    Quand même un 15/20 pour le monde farfelu d’Alice et de Burton !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :